L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a organisĂ© ce 18 mars une sortie terrain Ă Ouagadougou, suivie d’un Ă©change avec les mĂ©dias sur ses projets Ă moyen et long terme. Lors de la sortie terrain, les journalistes ont pu dĂ©couvrir le fonctionnement de ces infrastructures et comprendre les efforts dĂ©ployĂ©s par l’ONEA pour assurer une distribution continue. «Le renforcement de la production Ă travers la rĂ©alisation et le raccordement des forages, le renforcement de la distribution Ă travers des travaux rĂ©alisĂ©s sur le rĂ©seau de distribution et l’installation d’Ă©quipements spĂ©cifiques tels que les boosters pour faciliter la circulation de l’eau», a expliquĂ© Idrissa SourabiĂ©, directeur gĂ©nĂ©ral de l’ONEA.
Face aux situations d’urgence, l’ONEA a également adopté un plan de distribution alternée et prévoit l’acheminement d’eau par camions citernes dans certaines localités. Parmi les initiatives phares de l’ONEA, figure l’installation d’un booster à Boassa, qui permet de distribuer l’eau dans les zones élevées, souvent difficiles à desservir. De plus, des forages ont été réalisés et le volume de traitement d’eau de la station de pompage de Paspanga a été augmenté. Ces mesures visent à répondre à la demande croissante en eau, particulièrement critique pendant les périodes de canicule.
Cependant, M. SourabiĂ© reste rĂ©aliste : «On travaille pour qu’il n’y ait pas de perturbation. Comme je l’ai dit, il y’a des situations qui ne dĂ©pendent pas de nous, si ça [Perturbation] arrive, ce n’est pas de notre faute. Mais si on sent que y’a des pannes qui vont intervenir, on prendra le soin de faire un communiquĂ© pour informer les populations pour qu’elles puissent faire de rĂ©serve, en vue de minimiser les risques »
L’ONEA couvre actuellement 60 localités sur le territoire national, mais certaines zones connaissent encore des déficits en approvisionnement en eau potable. Ce déficit, estimé à 43 542 m³, est attribué à plusieurs facteurs, notamment l’insuffisance des ressources en eau dans certaines régions, le contexte hydrogéologique, l’occupation des berges des barrages par les éleveurs et la pollution liée aux activités humaines.
Pour remédier à ces problèmes, l’ONEA a lancé des projets à moyen et long terme dans les 13 régions du Burkina Faso. Ces initiatives visent à améliorer l’accès à l’eau potable et à renforcer la résilience des infrastructures face aux défis climatiques et démographiques.Malgré les avancées, l’ONEA insiste sur l’importance d’une gestion responsable des ressources en eau. « La meilleure stratégie reste la préservation et l’utilisation rationnelle de l’eau », a souligné M. Sourabié. L’office appelle donc à une prise de conscience collective pour éviter le gaspillage et protéger les ressources existantes.